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Stéphane Lessard, vice-président vente et marketing de Nadurel Pharma, s’est lui aussi entiché des sports d’endurance au tournant de la quarantaine. Auparavant, il jouait au golf, un sport qui lui enseignait la maîtrise de soi, selon lui. Mais en se préparant pour l’ascension de mont Kilimandjaro, il a constaté que la course, le vélo et le ski de fond lui procuraient d’autres avantages. « J’ai trouvé dans les exercices cardiovasculaires et les sports d’endurance un équilibre au niveau de la gestion de ma concentration», dit-il. « J’arrive dans les réunions en pleine forme et avec les idées claires ».

Aujourd’hui âgé de 51 ans, il constate que ces sports lui ont appris beaucoup sur la manière de gérer ses objectifs. En 2012, il a investi dans une PME spécialisée dans les produits pharmaceutique, rebaptisée alors Nadurel Pharma. En période d’expansion, M. Lessard suit les leçons tirées des marathons de ski de fond de 160 km, dans lesquels il a pris l’habitude de segmenter ses objectifs en portions de dix kilomètres. « C’est la même chose en affaires. On se fixe un chiffre d’affaires dans cinq ans, puis dans chaque petite victoire qu’on a dans la direction de cet objectif, on se félicite, on célèbre un peu ce moment, et on repart ».

C’est sans compter les intempéries et les bris d’équipements qui peuvent ponctuer ces deux jours de ski de fond. M. Lessard ne manque pas d’y voir une analogie avec les embûches rencontrées dans son travail chez Nadurel Pharma, que ce soit dans les démarches entourant la réglementation des produits ou le réinvestissement nécessaire avant de générer des profits. « Ça demande beaucoup d’effort et de conviction et on doit se convaincre à nouveau soi-même qu’on va atteindre cet objectif », observe-t-il.