BANQUE ROYALE
ENTRETENIR DE BONNES RELATIONS AUTREMENT QUE PAR LE GOLF
RICHARD DUFOUR
LA PRESSE
Une centaine d’entrepreneurs d’un peu partout au Québec ont commencé le week-end qui vient de se terminer en testant leurs mollets et leurs cuisses sur les côtes et les chemins sinueux des Cantons-de-l’Est… en compagnie de leur banquier.

Certaines entreprises amènent leurs meilleurs clients jouer au golf, d’autres les invitent à des parties de hockey. La Banque Royale cherchait une activité différente cette année pour tenter d’enrichir les relations qu’elle entretient avec ses clients et a décidé d’organiser une randonnée de vélo. L’activité, qui s’est déroulée vendredi à proximité du lac Memphrémagog, offrait aux participants un choix de trois parcours : 30 km, 60 km ou 90 km.

« On constate que le golf est populaire, mais le vélo est très, très populaire, et de plus en plus de gens d’affaires font du vélo », dit Martin Thibodeau, grand patron de la Banque Royale au Québec. « Contrairement au golf, où les gens passent la journée en petits groupes de quatre, j’ai observé beaucoup de camaraderie. Les gens peuvent entrer en contact plus facilement avec plus de gens au cours d’une activité comme une randonnée de vélo. »

Laurent Bellemare, propriétaire de Bell-Horizon, une entreprise de location d’autobus de Trois-Rivières, n’a pas eu à se faire tordre le bras pour accepter l’invitation. « J’étais tanné du golf et j’aime le vélo », dit l’homme d’affaires de 61 ans qui a fait le Grand défi Pierre Lavoie et qui se prépare pour les Défis du Parc, dans le Parc national de la Mauricie, qui se dérouleront à la fin du mois. Pour ce dirigeant d’entreprise, également actionnaire des Cataractes de Shawinigan, l’activité de vendredi comportait aussi un volet affaires. « C’était l’occasion pour moi de rencontrer pour la première fois mon nouveau directeur de compte. »

L’entrepreneur immobilier Benoît Lemieux, de Saint-Lambert, dit s’être déplacé pour participer à l’événement notamment parce qu’il aime le vélo et parce qu’il a développé une relation d’amitié avec son banquier.

« Ça me permet [aussi] de prendre le pouls des différentes sphères d’activité économique en discutant avec les gens présents. »

— Benoît Lemieux, entrepreneur immobilier

« Ce genre d’activité nous permet d’apprendre à connaître nos clients dans un contexte différent et c’est ce qui fait la différence dans la relation d’affaires à long terme », souligne Francis Richard, un des vice-présidents de la banque au Québec.

LE MESSAGE DE LOUIS GARNEAU
En soirée vendredi, Louis Garneau – un client de la Banque Royale – était le conférencier invité. Il est venu raconter son parcours de vie et offrir quelques conseils. Après avoir parlé des huit périodes d’innovation (vêtements, casques, accessoires, vélos, produits de nutrition, etc.) que son entreprise a traversées depuis sa création dans les années 80, Louis Garneau a mis l’accent sur un point en particulier.

« Ceux d’entre vous qui n’ont pas encore compris le commerce électronique, vous allez inquiéter votre banquier. C’est le plus gros changement de modèle de consommation jamais vu. C’est mon coup de cœur cette année. Le chiffre de croissance chez nous est de 100 %. L’avenir, il est là. »

Ce texte provient de La Presse+